Des différentes façons de photographier les trains

Comme toute passion, celle-ci peut s'exprimer de différentes manières. Il y a les amateurs d'installations de gares, ceux qui préfèrent l'aspect humain des travailleurs du rail et des voyageurs, les inconditionnels des gros plans de matériel roulant, et surement encore d'autres tendances. Pour ma part, je ne me réjouis autant que lorsque j'ai immortalisé le convoi ferroviaire dans son environnement, qu'il soit technique, industriel, ou plus encore naturel.

Les coins photo

Les "coins photo" sont innombrables, certains très connus, d'autres découverts par hasard, d'autres enfin jalousement gardés secrets et transmis aux meilleurs amis seulement. Quoi qu'il en soit, les coins photo évoluent, certains se trouvent irrémédiablement perdus pour cause de constructions venant s'ajouter aux sites initiaux, d'autres se redécouvrent à la faveur d'un débroussaillage. Le bon coin photo possède avant tout une portion de voie suffisament dégagée pour que les trains n'y soient pas partiellement cachés par de la végétation ou des constructions, et il possède souvent un arrière ou avant-plan qui révèle l'environnement de la voie ferrée : anciennes cosntructions typiques du chemin de fer telles que postes d'aiguillages, signaux ferroviaires, ouvrages d'art d'acier ou de pierre, plan d'eau, rivière, collines et montagnes, tout est bon à prendre pour mettre en valeur nos convois favoris. L'apparition d'internet a bouleversé les pratiques des photographes ferroviaires, qui ont désormais à leur disposition des bases de données presque sans limites, pour peu qu'ils se donnent la peine de chercher. Toutefois, certaines lois sont immuables, telle la recherche de la bonne lumière : un contre-jour reste un contre-jour, et chaque coin à ses heures favorables et celles où il ne vaut pas grand-chose. La lumière est bonne ou quelconque, voire mauvaise. C'est une affaire de saison, d'heure et de météo.

Le matériel photo et les conditions de prise de vue

Les appareils reflex numériques sont aujourd'hui matures, et permettent tous de réaliser de très bonnes photos. Même les boitiers d'entrée de gamme mesurent en général la lumière avec justesse, sont assez réactifs pour ne pas déclencher avec retard et font la mise au point correctement. Les bons objectifs, eux, sont très couteux, mais il existe des compromis corrects, en zoom ou en focale fixe, qui donnent des résultats de bon aloi. Les photos de ce site ont été réalisées avec un modeste Canon EOS 300D, puis à partir de 2009 avec un Canon EOS 40D. Dans les deux cas un bon objectif "à tout faire" a été utilisé, le zoom Tamron f2.8 28-75. Un second zoom Tamron f2.8 17-50 a complété mon équipement fin 2009. Je fais toujours la mise au point sur un point fixe à l'avance avant le passage du train, et n'utilise jamais de mode rafale, préférant déclencher au moment qui me semble le plus opportun. Pour les photos ferroviaires, j'utilise systématiquement la priorité vitesse (mode Tv sur les boitiers Canon). La sensibilité ISO est règlée sur la valeur la plus basse acceptable en fonction des conditions de luminosité.

Le post-traitement des photos.

Si internet a révolutionné la recherche des coins photo, la photo numérique et son équipement informatique associé ont apporté une autre révolution tout aussi bénéfique, la possibilité de post-traiter ses photos avant de les présenter. Alors qu'autrefois on découvrait fébrilement le résultat de ses prises de vue à la réception des boites de diapositives, de nombreux logiciels très accessibles permettent aujourd'hui de redresser les photos qui penchent, de déboucher les ombres, d'atténuer les parties sur-exposées, d'ajuster l'équilibre des couleurs en cas de dominante et enfin d'éliminer certains éléments disgracieux présents dans le cadrage. J'ai utilisé successivement Photoshop Elements puis Lightroom, tous les deux de l'éditeur Adobe. Depuis 2009, je prends des clichés au format RAW, qui permet une plus grande souplesse dans le post-traitement, et donne toute sa puissance au logiciel Lightroom. Les pages de ce site ont été réalisées grâce à plusieurs plug-ins pour Lightroom, oeuvres de Matthew Campagna et disponibles sur son site The Turning Gate.