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    Grande-Bretagne :  L'Écosse  
                Quelque jours en Mai 1987, à la recherche de l'âme celtique

Là comme pour l'Afrique du Sud, c'est un article complet et bien illustré, paru dans un hebdomadaire ferroviaire, qui nous ont donné l'envie d'aller découvrir ces terres pelées et sauvages, tout au nord de la Grande Bretagne. En 5 jours, nous avons parcouru l'essentiel du réseau de Scotrail, à l'exception des lignes de l'extrême nord, d'Inverness à Wick et Thurso. Nous avons ramené de ce voyages des souvenirs inoubliables de contrées sauvages et rudes (et des Class 37 !)


Cliquer sur la carte pour l'agrandir.
(extrait de la carte des lignes ouvertes au service voyageurs de British Rail - 1985)

 

1- Edimbourg (Edinburgh)

Notre premier point de chute en Écosse fut Edimbourg, et nous avons regretté de pas pouvoir consacrer plus de temps à cette très belle ville.


Cliquez sur les images pour les agrandir.

      Après Paris Nord Calais en corail, la traversée de la Manche en Ferry, le train à 3ème rail de Douvres à Londres, le tube pour changer de gare, puis le HST sur la ligne de la côte est, nous voici enfin arrivé en Écosse, à la gare d'Edinburgh Waverley (ci-contre à gauche).

           Il est des villes comme celle-ci, où dés la sortie de la gare, votre regard embrasse un sacré panorama et où vous poussez un cri d'admiration : cathédrale St Gilles, château, Princess Street Park...

 

L'intérieur de Waverley station nous offre nos premières découvertes de ces autorails un rien désuets qui constituaient alors l'ordinaire des défunts British Railways (BR), tandis que l'extérieur de la gare nous révélait d'autres points de vues pittoresques sur les collines qui longent le Princess Street Park.

 

Les concepteurs du Princess Street Park ont eu la bonne idée d'y laisser passer les voies qui vont sur Glasgow, offrant ainsi au ferroviphile amateur de parcs, le loisir de profiter de ses deux passions à la fois...


 

Un peu à l'écart de la ville, se trouve le Palais de Holyrood, qui est la résidence de la reine d'Angleterre lorsqu'elle séjourne à Edimbourg.

 

2 - D'Edimbourg à Inverness par les Highlands

C'est par le fantastique pont du Firth of Forth (l'estuaire de la Forth) que nous rejoignons Perth.


Le Firth of Forth (source : Wikipedia)

A Perth, ci-contre à gauche, un express remorqué par une CC Class 47 va nous emmener vers Inverness par la Highland main line.

 

La Highland main line est une ligne à double voie qui traverse de froides étendues sauvages, auxquelles  seules quelques petites distilleries ici et là viennent apporter un peu de vie.

 

Arrêt à Aviemore, où nous surprenons ce train qui redescend vers le sud, également avec une class 47.

Scotrail a pensé au réconfort des voyageurs transis par le froid des Highlands (ci-contre à droite)...

 

 

 

3 - Les West Highlands, de Glasgow à Oban, Fort William et Mallaig

C'est de Glasgow Queen street, à gauche, que partent les trains pour les West Highlands. Rien ne laisse alors deviner quels fantastiques contrées va découvrir le voyageur. Ces lignes étaient, à l'époque de ce voyage en 1987, le domaine exclusif des fameuses Class 37. Le reliquat du parc de ces machines, ventilé entre différents opérateurs privés, roule toujours en 2007 en tête de trains de fret.

Il subsistait alors, et subsiste toujours, un trafic fret sur la linge des West Highlands, mais les wagons Interfrigo n'ont pas survécu jusqu'à nos jours.

 

Pour entendre le son si particulier des Class 37, n'hésitez pas à rendre visite à BR Diesel Web

Peu avant Crianlarich, le train franchit un col peu élevé dans un environnement très austère (photo de  gauche)...

...en gare de Crianlarich. Comme un certain nombre d'autres gares du West Highland Railway, celle de Crianlarich a un unique quai central, auquel on accède par un escalier venant de la rue passant sous les voies.

 


Arrêt à la gare de bifurcation de Crianlarich. Ici se séparent les lignes d'Oban et Fort William. Train en direction de Glasgow.

Train Fort William Glasgow traversant la vallée qui précède la gare de Crianlarich (ci-contre à gauche)...

Ci-contre à droite, un train en provenance de Fort William passe au dessus de l'ancienne ligne du Callander and Oban Railway, fermée en 1965. Crianlarich possédait donc autrefois deux gares, Crianlarich lower sur la ligne du Callender and Oban Railway, et Crianlarich upper sur la ligne du West Highland Railway. Après 1965, Crianlarich upper devint Crianlarich tout court.

 


La belle vallée de la rivière Dochart, à Crianlarich. La ligne fermée de Callender suivait cette vallée.

Le trajet entre Crianlarich et Fort William fait découvrir les endroits les plus austères et reculés qu'on puisse imaginer en Europe. Le temps couvert et un brin menaçant fait prendre toute sa dimension à la découverte de la région.

 

 

Après un fabuleux voyage à travers des landes désolées et des vallées escarpées, voici Fort William, niché au pied du Ben Nevis, et au bord d'un Loch qui rejoint la mer.

Ci-contre à droite, le train de nuit Fort William Londres, qui circule toujours en 2007.

 

De Fort William, gare en cul-de-sac, part une ligne côtière en antenne qui remonte jusqu'à Mallaig. Ce tronçon est une pure merveille, alliant reliefs dénudés et paysages côtiers avec échappées sur l'Ile de Skye. A ne manquer sous aucun prétexte.

C'est en quittant Fort William vars le Nord, en direction de Mallaig, que l'on voit pour la première fois dans son entier le Ben Nevis, point culminant de la chaîne des Monts Grampians et plus haut sommet de Grande-Bretagne (1344m).

A droite, un train Mallaig Fort William sur l'ouvrage d'art le plus connu de la ligne, le viaduc de Glenfinnan.


Un court train Fort William dans la rampe qui succède au viaduc de Glenfinnan.

 

Un train à vapeur circule régulièrement sur cette ligne, mais normalement pas au début du mois de mai alors que nous visitions l'Écosse, le croisement avec celui-ci à Arisaig, gare au joli poste de bois, fut une surprise.


Peu avant Mallaig, une vue sur les reliefs de l'île de Skye.

Mallaig, terminus. La Class 37 est rapidement remise en tête de la rame, et est prête au départ vers Fort William

À Mallaig, qui ressemble fort à un "bout du monde", nous avons pris un ferry pour une traversée de ½ heure, et qui nous a conduit sur l'île de Skye où un autocar nous attendait pour un parcours à travers villages et champs de tourbes au pieds de montagnes jusqu'à Kyleakin. De là, un petit ferry nous amena à Kyle of Lochalsh par une courte traversée, nous permettant de retrouver, en même temps que le "continent" (en fait l'île principale, la Grande-Bretagne), une gare des BR. Depuis 1995, un pont relie Kyle of Lochalsh à Kyleakin et le bac a disparu.

A gauche, embarquement à Kyleakin...

 

...à droite, débarquement à Kyle of Lochalsh.


Train pour Inverness prêt au départ de Kyle of Lochalsh. Il était manifestement difficile de faire aller la ligne plus près du rivage. Les reliefs à l'arrière plan sont ceux de l'île de Skye, très proche à cet endroit.

Derniers instants de découverte en Écosse, à gauche Kyle of Lochalsh...

...à droite, vue du train pour Inverness le long du Loch Carron.

 

 

Après un voyage à travers d'autres étendues sauvages, bien que moins spectaculaires que le West Highland Railway, nous arrivâmes à Inverness, petite ville et porte d'accès à l'extrême nord de l'Écosse. De là, un train de nuit (voitures-lits) allait nous ramener à Londres, d'où un autre train nous amena à Dover pour une traversée en Hydroglisseur jusqu'à Boulogne. De là, c'est une RTG (eh oui, c'est là qu'on mesure que le temps à passé) nous a ramené à Paris Nord. la boucle était bouclée. Et quelle boucle, je suis prêt à repartir.

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