Images et récits de trains d'ici et d'ailleurs
 

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Paris Dreux (1977-1983)
Une page nostalgie, quand la grande couronne parisienne avait encore des allures de campagne profonde.

Pourquoi une page sur Paris Dreux, anonyme section de ligne de Paris Granville, ne présentant pas de particularités notables pour les ferroviphiles ? Tout simplement parce que mon domicile se trouvait le long de cette ligne à l'époque où mon intérêt pour le chemin de fer s'est révélé, aiguisé par le passage quotidien de matériels aujourd'hui "historiques" et déjà fort pittoresques à cette époque, en gros de 1977 à 1983, juste avant l'électrification de la ligne en 25KV. Une belle collection de trains qu'on imaginerait pas aujourd'hui sur une desserte si proche de Paris, et qui montre que la page est tournée à bien des égards.

Cliquer sur les photos pour les agrandir

1 - "Ma gare"

Garancières-La Queue, voilà la gare qui a vu naître et se réaliser ma passion pour les trains. J'ai emménagé là, au PK49 de la ligne Paris (Montparnasse) Granville, en 1975, et c'est quelques années plus tard que j'ai commencé à photographier les trains, tel ce 6418 Dreux Paris assuré en Picasso X3800 en Avril 1981.

Ci-contre à droite, le même 6418 quelques mois plus tard, en Rame Inox Omnibus (R.I.O.) flambant neuve poussé par une BB67300 du dépôt de Caen.

 

 

A gauche, le 6432 Argentan Paris du dimanche matin, faisant partie des très rares trains d'u delà de Dreux à desservir des gares entre Dreux et Paris. Là c'est une rame Talbot des années 30, initialement tractées par des 68000 à chaudière pour le chauffage vapeur, puis remplacées par les 67300 équipées pour la réversibilité. Ce jour là l'utilisation d'une 67400 a empêché la réversibilité.

A droite c'est un Picasso qui fait le 6414 Dreux Paris. A noter que la gare possédait encore des voies de débord, desservant un petit silo à grain. (Août 1979)

 

La signalisation, jusqu'à l'électrification en 1984, était mécanique : ici le sémaphore sur voie 2 au bout des quais, et l'avertissement sur voie 1 qui annonce le sémaphore fermé, heureux concours de circonstances pour le photographe alors que passe un express Granville Paris.
A noter une voiture des années 30 en 3ème position dans la rame de l'express, sans doute une OCEM à faces lisses.

Les 2 photos permettent aussi de deviner la pente de 10mm/m vers Paris, un des points les plus durs de la ligne.

 

2 - Les X3800 "Picasso"

A gauche un Dreux Paris par une lumière de fin d'hiver, dans la descente entre Orgerus-Béhoust et Garancières-La Queue.  (1979)

A droite le train 6411 Paris dreux peu avant la gare d'Orgerus, en Novembre 1979.

 

A gauche, le 6414 Dreux Paris dans la longue descente entre Orgerus et Garancières, en Novembre 1979.

Là, c'est le 6425 qui "monte" vers Dreux (photo Luc Chanteloup)


"Crépuscule des Picasso" pour ce train 6417 Paris Dreux, vu ici à 20h34 un soir d'été à Garancières-La Queue.

 

2 - Les X2800 "825ch"

Les fameux X2800 ont assuré du service voyageurs également sur Paris Dreux, avant qu'ils ne fassent l'objet de la modernisation dite "Massif Central" en 1979-1980.


En Mars 1977, ce X2800 de Sotteville assure un Dreux Paris avec une seule remorque.

 

3 - Les rames Talbot

Dossiers des banquettes en bois, emmarchement acrobatique, portes et fenêtres fermant mal, chauffage inefficace, le summum de l'inconfort sur cette ligne.

En bas de la descente entre Orgerus et Garancières, une Talbot en réversibilité, poussée par une BB67300, le 6406 Dreux Paris.

A droite, une photo prise dans des conditions de lumière assez limites, montrant une rame en W (Voyageurs Vide) avec 67300 comme machine titulaire, en véhicule derrière une A1A A1A 68000, dans la forêt de Millemont.

Les compositions types de rames Talbot étaient de 7 voitures.

 

Encore une Talbot dans la forêt de Millemont, avec à l'arrière plan, un pont en maçonnerie tel qu'on en trouvait tout au long de la ligne, et qui ont sauté, aussi au sens propre du terme, lors des travaux d'electrification.

Ci-contre à droite, une curiosité du dimanche, le 6457 Dreux Argentan, dont la rame reviendra tard dans la soirée en Argentan Paris. Il fallait oser proposer ce "confort" pour un trajet de 198kms.

 

4 - Un croisement à Orgerus en 1979


Magnifique composition de jumelage de Picasso avec 2 remorques Decauville intercalées, pour ce 6411 Paris Dreux, composition observable seulement les jours de semaine. Notez bien l'attitude du chef de gare, qui retient l'autorail à quai. La raison est donnée dans les photos suivantes...

 

Du même pont d'où je photographiais le 6411 en gare, j'ai pu voir débouler de la direction opposée l'express 3060 Granville Paris, lancé à la vitesse de la ligne.

Le chef de gare d'Orgerus a donc volontairement retenu l'autorail en gare quelques instants, afin que les voyageurs ne traversent pas les voies sous le nez de l'express, la gare, comme toutes celles de la ligne à cette époque, étant dépourvu de souterrain ou passerelle.

 

5 - Les trains de fret

Trémies en rame complète pour ce train qui circulait tous les dimanches derrière un couplage de 66000, et remorques routières sur wagons Kangourous derrière les 68000.

 

6 - Les express Paris Granville et Argentan

A gauche c'est le 3061 Paris Granville qui passe à Garancières en Avril 1981,

tandis qu'à droite une express non identifié circule sur voie 2 un matin de Janvier 1979 où les chutes de neige avaient entraîné des retards importants.

 

En Novembre 1979, cette vue au téléobjectif met en évidence le profil relativement tourmenté de la ligne vers Orgerus au passage de l'express 3060 Granville Paris...

...tandis que c'est par un soir d'été que le 3073 Paris Granville est surpris à Garancières.

 

A gauche c'est encore le 3060 Granville Paris, cette fois dans une composition à 8 voitures, qui descend la pente entre Orgerus et Grancières.

A droite, c'est un express non identifié qui descend une autre pente, cette fois-ci peu avant la gare de Villiers-Neauphle- Pontchartrain.

 

7 - Les Rames Inox Omnibus (R.I.O.)

Assez décriées aujourd'hui, ces rames RIO ont été une petite révolution àa leur arrivée en 1981, tant leur confort et performances (dues à leur légèreté) changeaient par rapport aux matériels précédents.

 

 

 

8 - Les autorails "Basse Normandie" X4790

Certainement le matériel le plus original ayant circulé sur cette ligne, la petite série des X4790 "Basse Normandie", financés par la région, ont assuré le remplacement de rames tractées sur Paris Granville, mais je n'ai jamais pu les photographier autrement que sur les trains périodiques d'été Paris Bagnoles de l'Orne, desserte aujourd'hui abandonnée avec le fermeture de l'antenne de Briouze à Bagnoles de l'Orne, qui comptait un rebroussement sur son court trajet.

 

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